AnxiétéEnfant

La vie teste mon anxiété, ça, c’est certain !

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Ce soir, j’ai le cœur qui me serre, ma gorge est d’une sécheresse à faire envier les déserts et ma tête tourne comme un manège de la Ronde. L’envie de pleurer est là, tout près. Je sais fondamentalement que la vie ne t’envoie pas d’épreuve que tu ne peux surmonter, quelle qu’elle soit. Par contre, je ne me suis pas tout à fait remis de la dernière fois que je dois affronter la suivante. Give me a break ? SVP, merci !

Si tu as lu mon dernier texte (je te mets le lien si tu as osé ne pas le lire) tu sais que j’ai fait une méga crise de panique dans une pharmacie. J’étais l’attraction principale du Pharmaprix. Lorsque j’ai rencontré mon doc de famille par la suite, en lui jasant de tout ça, il en a convenu que j’ai un choc post-traumatique. Mais un choc de quoi, me diras-tu ? Je t’explique ça !

Ma fille à maintenant 4 ans.

À l’âge de 2 ans, elle s’est fait opérée à cœur ouvert, car elle à une malformation de naissance. Moi qui avais contrôlé (ben, j’étais un peu mieux) mon trouble d’anxiété généralisée avant mon accouchement, tu peux t’imaginer à quel point le contrôle avait pris le bord. Mais lorsque tu es face à la maladie d’un être que tu aimes plus que ta propre personne, tu avances tête première et tu gèles tes émotions pour te permettre de continuer. That’s it!

Suite à la chirurgie, je n’étais pas remis du tout. Je pensais constamment à ça. Je revivais chaque étape avec l’émotion qui l’accompagnait à ce moment précis. Je faisais beaucoup de cauchemars. Sa mort me hantait. La peur reprenait toute la place dans mon esprit. Mon entourage me disait tellement : « franchement Alex ! Arrête ça ! Ta fille est en parfaite santé ! Pense-y pu… » QUEOI ? Si c’était aussi simple que ça dans la vie, Donald Trump aurait perdu ses élections… Donc, je me suis mise à culpabiliser sur ma façon d’être et je me suis plongée dans le travail pour oublier…

Enfouir n’est jamais une bonne solution.

J’ai vraiment pensé que j’y étais enfin arrivé. YÉ ! C’est terminer, c’est derrière moi, je suis invincible ! Euuuuuu, je n’aurais pas pu me planter le doigt plus profondément. Un certain vendredi après-midi, je zap et j’arrive sur une émission à Télé-Québec qui traitait des accouchements d’un enfant mort-né. Je suis comme hypnotisée par ce reportage. Plus je l’écoute, plus les larmes coulent. Je finis par tellement pleurer que je ferme la TV violemment et je me cri presque dessus : « Ben là, té ben pathétique ! Pourquoi, tu pleures ? Ta fille est en vie ! » Et je quitte pour la garderie, chercher mon enfant. En chemin, la crise de panique s’est déclenchée…

Hasard ? Je ne crois pas.

Ma peur de la mort de ma fille était telle que lorsque j’ai vu l’enfant décédé à l’écran l’image m’a replongé dans mes cauchemars… Ça fait à peine 7 mois de cette crise d’anxiété et je suis déjà à faire face à la réopération de ma petite cocotte… Puis-je te dire que je ne suis pas prête pantoute ? Que je suis terrorisée ? Que les vieux sentiments refont surface à une vitesse pas croyable ? La vie teste mon anxiété, ça, c’est certain !

Malgré tout, je suis confiante.

Je sais que tout se passera bien même si mon anxiété se plait à me murmurer le contraire. Je suis forte et je passerai au travers. Ma fille vit tout ça d’une façon tellement zen qu’elle m’inspire à la suivre. Les enfants sont si forts. Je suis bien entouré de la famille et j’ai des amis plus que merveilleux. Je foncerai encore tête première comme une lionne qui protège son bébé. Par contre, cette fois-ci, c’est ma voix que j’écouterai et non celle des autres !

Si jamais tu as le goût de faire la différence dans la vie de famille comme la mienne, Enfant-soleil! 

Gratitude

Alexandra

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!
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