Anxiété

Tu es assez, rentre-toi ça dans la tête.

alex tatooPhoto: Julie Dessureault

Tu es assez, rentre-toi ça dans la tête.

Tu te lèves un matin pis tu feel assez ordinaire. TSE le genre de blues que tu comprends pas. Tu as mal à l’âme, tu bougonnes et tu as la larme toujours prête à sortir. Tu te parles fort ! Ben voyons ! Qu’est-ce qui se passe ? Chu ben pas ben moi-là.

Tu comptes tes jours pour savoir si tu es en SPM… Ben quoi, ça serait logique ! Tu te regardes dans le miroir et tu te juges. Tu n’es pas assez belle, tu n’es pas assez riche, tu n’es pas assez mince. En somme, tu n’es pas assez d’être toi et c’est ça qui fait mal.

C’est juste dans ma tête, voyons ! Ils me l’ont dit.

Bien honnêtement, les « ils » t’en ont fait accroire pour que tu penses de même.

Ta famille, croit-elle que tu es assez ?

Tu as eu besoin de performer toute ton enfance. Tu arrives avec des 80 % pis c’est pas assez, car tu aurais pu faire encore mieux. Tu fais du sport ? Té mieux d’être bon, car tu vas nous faire honte ! Tu sens leurs pressions écraser tes épaules. Ça va pas ben, mais tu gardes ça pour toi, c’est comme pas le temps d’en rajouter.

Carole ! T’as bien engraissé ! Tu as profité comme y disent ! 

Tu te regardes le ventre et tu sens la chaleur monter. C’est vrai, tu en as pris du poids. Tu te sens obligé de dire à tante Gertrude que les antidépresseurs te rendent heureuse. Que ton bourrelet, c’est le cadet de tes soucis. Mais est-ce réellement la vérité ? Alors, pourquoi, tu te justifies ? Car tu te sens pas assez. Ton cerveau l’enregistre ce sentiment et il le ressortira éventuellement.

Au travail, le sentiment de ne pas être assez te suit aussi.

Ton patron te critique. Tu n’as pas eu la chance d’en avoir un qui fait du renforcement positif. On peut pas tous être chanceux ! Comme ton sentiment de ne pas être assez commence à être ancré, tu t’auto-flagelle. Je suis pas bonne, je vais perdre mon emploi, je ne dois plus faire d’erreurs, je vais travailler tellement fort qu’il me félicitera…

Tu te ben rends compte qu’il ne le fait pas, peu importe la qualité de travail que tu lui amènes. Le sentiment d’échec refait surface. Et les phrases du genre : je ne réussis jamais rien. Le succès n’est pas pour moi. J’y arriverais jamais.

Tout ça remonte dans ta gorge et ça reste pris. Tu es encore pas assez.

Si tu continues, tu te diriges directement vers le mur nommé burn-out.

Pour ton conjoint et tes amis, es-tu assez ?

Tu as une relation de couple saine. Ton conjoint t’aime tellement. Mais à la moindre occasion, il te critique. Tu ne fais rien de correct, mais c’est amené d’une façon tellement subtile que, ton cerveau te fait croire que c’est vrai.

 Il est telllllement parfait contrairement à moi… Il a raison, je ne suis pas assez !

Tu attires aussi ce genre d’amis. Tu as tellement peur de ne pas être aimé que tu acceptes n’importe quoi. Tu es là pour les autres, tu les écoutes, mais inversement, tu te rends compte que personne n’est là pour toi. Tu ne dois pas être assez présente alors tu redoubles d’efforts pour leur plaire. Tout ce que ça t’apporte, c’est juste un peu plus de déceptions.

Ça suffit, tu es assez !

Tu reproduis le même schéma partout où tu passes. Tu ne crois pas en toi, alors tu te colles à des gens qui te donnent raison. C’est mathématique. C’est un long processus d’avoir confiance en soi, je te l’accorde.

Des gens t-on probablement aidé à forgé cette opinion de toi-même.

Mais c’est maintenant le temps de changer les choses.
Tu es assez, tu vaux autant que quiconque et tu as tout pour faire la vie que tu souhaites.
Personne n’a le droit d’agir de la sorte avec toi. En fait, ils le font, car tu leur as donné amplement la permission.

Le futur de ta vie, c’est à toi qu’il appartient. Tu es assez, je te le jure.

Courage,

Alexandra

 

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!
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