Suicide

Les SPM : un passage ben obligé

Les fameux SPM… Sté la semaine dans le mois où je me trouve souvent grosse, laide, mal habillée et qu’en une seconde je peux passer de Hulk à la fille full émotive qui pleure devant Bambi ? C’est moi tous les mois. La situation est pénible pour mon entourage et surtout pour moi.

Le SPM et les maudites hormones

Je suis une fille qui pleure souvent. La peine, la joie, la colère, la fierté, tout est propice pour que mes larmes coulent à flots. Durant mes SPM ? C’est fois 1000 !!! Je regarde un couple heureux, je pleure. Je ne trouve pas mon 2e bas, je pleure. Je passe devant un Starbuck sans arrêter, je pleure… Ça finit juste pu ! Je fais des croutes en dessus des yeux tellement je braille. Je suis tout de même étonnée que j’aie encore des larmes dans mon corps. À ce rythme-là, je devrais être sèche depuis longtemps !

Les SPM et mon anxiété

Dans cette période du mois, j’ai malheureusement les nerfs à vif. Je deviens tellement anxieuse (pour rien d’apparent, je te le jure) que tout m’énaaaarve. Tu me frôles dans le métro, tu me tapes sur les nerfs, tu me klaxonnes en voiture, je vais ralentir pour te faire suer et si tu oses me dire que j’ai l’air bête… Je peux te mordre. J’ai toujours une boule de rage que j’essaie de contrôler comme je peux. Je me sens comme un monstre qui sort de sa cachette pour la semaine et sincèrement, je n’aime pas ça.

Le SPM et le spectre de la mort

Dans mes périodes difficiles où mon trouble de personnalité limite et mon anxiété n’étaient pas bien contrôlés, je vivais littéralement l’enfer. J’ai eu plusieurs années de pensées suicidaires derrière la cravate et une tentative qui s’est terminée avec des antidépresseurs. J’ai remarqué que mes pensées suicidaires survenaient durant mon syndrome prémenstruel. Hasard ? Je ne croirais pas. J’ai commencé à faire des recherches et j’ai réalisé que plusieurs femmes vivaient la même chose que moi. Et j’ai eu une bonne conversation avec mon médecin de famille.

Mais Alex, de quoi souffres-tu ?

Je souffre de SPM extrême. On appelle ça la dysphorie prémenstruelle. Je suis toujours en up and down d’émotions. Je suis irritable, en grosse colère ou en pleur. Ce qu’on appelle être au neutre, je ne connais pas ça cette semaine-là. Ben ce n’est pas vrai, dans mon sommeil. Dès que les SPM sont terminés, je redeviens moi-même. Je t’avoue, j’ai eu besoin d’aide. J’avais presque peur de moi. Combien de fois, me suis-je traitée de folle tellement ce que je pensais n’avait juste pas d’allure. J’en ai plus que souffert.

L’aide que j’ai demandée

J’ai vu un psychologue qui m’a beaucoup aidé. Je fais des exercices de respirations, je me nourris mieux (au moins cette semaine-là) je me couche tôt. Mais, mon médecin a dû me donner un antidépresseur pour calmer mon envie de mourir. Le médicament a régularisé mes émotions et mes pensées. Je peux maintenant mieux profiter de la vie. Je peux me lever dans cette période sans avoir le goût de mordre mon prochain. Je suis beaucoup plus sereine. Je n’aime pas encore cette semaine rouge, mais au moins je ne l’appréhende plus. C’est un mal nécessaire tout simplement.

Si tu penses que tu vis des SPM sévères, n’hésite pas à en discuter avec ton médecin. C’est un problème réel et non seulement dans ta tête. Tu mérites toi aussi d’être mieux dans ta peau.

Courage !

Alexandra

 

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!

2 Comments

  • Pleurer en lisant cet article… ca m’est arrivé à l’extrême en octobre ( mon plan était fait…) et c’etait en spm. Je suis sous antidépresseurs depuis 5 and pour mes spm et en psychothérapie depuis mai dernier. Diagnostique de TPL aussi et anxiété… je suis très impulsive et je trouve ma vie difficile. C’est épuisant de s’accrocher à chaque parcelle de bonheur, en tout cas moi ca me demande beaucoup d’énergie…

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