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Souvenir honteux d’un instant à Louis-H-Lafontaine

Souvenir qui goute la honte

Ce fameux souvenir

À ce souvenir, j’ai souvent le goût de la honte qui remonte comme du reflux gastrique lorsque je repense à Louis-H Lafontaine. Un moment de ma vie nécessaire mais oh combien désarmant.

En 2009, j’ai voulu en finir. Ma tête était si épuisée que je ne voyais aucune lumière à l’horizon.

  • Pourquoi continuer?
  • Pourquoi souffrir autant?
  • Pourquoi le bonheur est réservé juste aux autres?

J’étais différente. Je l’ai toujours été.

  • Trouble d’apprentissage
  • Difficulté à me concentrer
  • Anxiété
  • Faible, très faible estime de moi
  • Difficulté relationnelle et amoureuse
  • Trouble alimentaire et j’en passe…

Être adulte? Moi jamais!

Les responsabilités et le quotidien terne et sans couleur, c’était pas pour moi.

Alex est ben trop passionnée, vivante et extravertie pour ça!

J’ai besoin que ça bouge, j’ai besoin de me valoriser!

Comment je me suis rendu à penser au suicide?

Ma force étant la communication, je me suis donc lancée pieds joints dans l’univers du showbusiness. Au tout début comme adjointe et par la suite comme coordonnatrice et productrice de spectacles et de disques (les jeunes, je parle ici de cd, tu connais?). Alors, tu comprends à quel point ma vie était loin d’être banale. Je sortais tous les soirs, je rentrais tard, je côtoyais beaucoup de personnalité et mon bagage d’anecdotes est rempli à ras-bord. Du fun, j’en ai eu. Des excès, j’en ai fait!  Un verre d’alcool toujours à la main, un kit à la dernière mode et up, à moi les 5 à 7 glamour. Des folies, j’en ai fait plus qu’en masse (ici comprendre que ces folies n’étaient pas toujours positives, sachez-le).

Ma vie ressemblait à un téléroman. C’est ben le fun à regarder mais bien épuisant à vivre.

La réalité est que je m’étourdissais. Je m’enivrais pour ne pas écouter la voix de la raison qui me disait de m’adoucir.  Je charmais pour me faire croire que j’étais aimable. Je dépensais, je mangeais pour calmer des impulsions de bonheur instantané. Je me créais une vie qui allait m’amener au plaisir perpétuel.

Mais à force de se mettre la tête dans le sable, je me suis perdue, pis ben profond dans la noirceur de mes pensées et de mes ressentis.

Je ne savais pas qui j’étais. Je savais seulement être une fille que les gens aiment. J’avais besoin qu’on m’aime, viscéralement.

Un soir, après un xe rupture amoureuse, j’ai déconnecté. Je ne voulais plus vivre. Surtout, je voulais cesser de souffrir. Tsé cette souffrance qui empêche de dormir? Cette même douleur qui te perce le cœur comme une lame de rasoir? J’avais la gorge nouée en permanence.

J’ai craqué, ce souvenir, je l’oublierai jamais

Une amie m’a amenée à l’hôpital des fous. Le mythique édifice qui fait si peur. Celui qui regorge de personnages de films d’horreur. Celui qui te laisse entrer mais qui ne te laisse pas retrouver la sortie. Cet édifice-là.

Dans la salle d’attente, je me sentais si vulnérable, si petite. Je ne pouvais pas croire que j’en étais là, moi!

Je suis pas comme eux!

J’ai eu honte, ben honte. Et ce sentiment est resté accroché trop longtemps. Parfois, sans crier gare, il remonte encore 10 ans plus tard.

Pourtant…

Cette amie m’aimait sincèrement et profondément. Ça m’a pris beaucoup de temps pour le comprendre. Grâce à elle, j’ai eu enfin accès à te l’aide. Grâce à elle, j’ai retrouvé l’essence de la personne que je suis. Grâce à elle, je suis en vie.

Je n’ai jamais revu cette copine. Elle était surement de passage pour m’empêcher de commettre l’irréparable. La vie m’a lancé un message et j’ai décidé de l’écouté.

Écoutes-tu les signe que la vie t’envoies?

Courage

Alex xx

PS : la suite de l’histoire, bientôt!

Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!

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