Anxiété

Quand la créativité s’éteint

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Quand la créativité s’éteint.

Quand la créativité s’éteint, c’est signe que mon anxiété prend toute la place. Que chaque partiel d’espace est occupé par le négatif. Que l’oiseau que je laisse si souvent s’envoler, reste emprisonné. Quand la créativité s’éteint, je me sens faiblir. Comme s’il me manquait de carburant. Comme la noirceur qui devient si lourde. Comme une dépression qui plane…

La créativité, cette essence si nécessaire.

Le cerveau d’un créatif est complexe. Il bouillonne d’idées à réaliser, de paroles à prononcer, de rêves à réaliser. Le créatif à besoin de créer, comme un accro à l’héroïne a besoin de son élixir. C’est viscéral. Que ce soit par la musique, la peinture, le chant, la photographie, la sculpture, l’humour ou comme moi, par l’écriture, le créatif s’exprime à travers ces moyens (je sais, il y en a plein d’autres, mais tu as compris le principe, hein ?). Il a besoin de dire haut et fort comment il se sent.

Les créatifs, ce sont en général de grands émotifs

La créativité, c’est paradoxal

En thérapie, on suggère régulièrement la création pour réduire l’anxiété. Pourtant de mon côté, lorsque l’anxiété est particulièrement forte, la créativité fait du surplace. La pression doit absolument être relâchée. Alors qu’est-ce que je fais pour me mettre dans un état propice ?

Voici quelques trucs que j’ai pour laisser plus de place à la créativité.

  • J’écoute de la musique. De cette manière, mes émotions remontent à la surface. Je prends le temps d’analyser ce qui se passe en moi et je m’accroche à ce que je vis pour écrire.
  • J’écris sans but précis. Je jette mes états d’âme sur papier dans un beau cahier que je garde à porter de la main. Plusieurs jours plus tard, je me permets de le relire. Souvent, à tête plus reposée, des perles vont m’apparaître.
  • Je fais de la méditation. Je sais, ça peut paraître cliché, mais ça fonctionne. Cette activité baisse mes tensions donc me décharge du négatif qui m’envahit.
  • Je lâche les réseaux sociaux. Me comparer me tue à petit feu. Je me sens inadéquate, sans talent et j’admire tout le monde sauf moi. Ce temps de répit m’aide à me recentrer sur moi, sur ce que je suis et ce que j’apporte aux autres.

La peur, un frein à la créativité ?

Je lis présentement le livre « Comme par magie » d’Elisabeth Gilbert. L’auteur parle de la peur comme étant un frein à la créativité. Elle explique de façon très simple que lorsque la peur nous remplis, la créativité ne peut se développer. Logique, non ?

  • Qu’est-ce que les autres vont penser de moi ?
  • Mon projet n’est pas si hot que ça, alors ça me donne quoi de le faire ?
  • Je le trouve bon mon livre, mais surement pas les autres…

La chienne, crois-moi, je l’ai souvent

Ce discours intérieur, je l’ai à chaque fois que je publie un texte. Mais l’envie de m’exprimer est plus forte que tout alors je tais cette voix désagréable. Je surpasse ma peur, je fonce et j’écris. Mais lorsque mon anxiété est dans le tapis, cette chienne m’habite en permanence.

Les grands créatifs, quelque part, me ressemblent.

Ce week-end, je suis allée voir le film « Rocketman » d’Elton John. J’ai pleuré comme un bébé. Son histoire est venue me chercher directement au cœur parce que je me suis reconnue. Tout comme ce compositeur de grand talent, j’ai un combat quotidien. Comme lui, je n’ai pas encore fait la paix avec mon enfant intérieur. Et comme lui, la créativité guide mes pas, guide mes choix, guide ma vie. Je me suis beaucoup questionnée suite à cette œuvre et j’ai réalisé que je devrais être fière d’être créative, d’être qui je suis. J’ai l’intention de travailler encore plus fort pour que la créativité m’envahisse le plus souvent possible, car je respire en sa présence.

Être moi, c’est difficile parfois, mais souvent c’est grisant. That’it !

 

 

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!
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