Dépression

Où étais-tu lorsque j’avais besoin de toi ?

Untitled design (15)besoin, amitié, dépression, suicide,

Le social ça me connait.

Plus il y a de monde, mieux je me porte… En fait, j’en avais besoin. J’ai toujours été partout. Et quand je dis partout… c’est partout ! Lancements de disques, première de spectacle ou de film, party privé, terrasse… (Tu n’as pas besoin que j’en rajoute hein ? Tu as bien compris l’essentiel !) J’étais très bien entourée.

Je t’annonce, mesdames et messieurs, que plus tu fuis la solitude, plus tu en as peur.

Je ne pouvais pas endurer être seul avec moi-même. Les pensées qui partent dans tous les sens, la peur de manquer un évènement marquant (je ne pouvais pas imaginer, le lendemain qu’au boulot, on me parlerait s’une fête pis que pendant ce temps, j’étais assis devant la poule aux œufs d’or avec mes crottes de fromage… juste y penser, j’en faisais de l’urticaire) et le vide que je ressentais au fond de moi me terrorisaient. Donc, Alex s’étourdissait pour enfouir ses émotions le plus loin possibles.

J’ai régulièrement eu des pensées suicidaires (commences-tu à comprendre pourquoi je détestais être en solo ?) Elles arrivaient et partaient au gré des situations. Mais cette fois-là, elles étaient présentes au moment du couché et toujours dans ma tête à au moment du réveille. J’ai pensé à la mort pendant une période d’au moins 2-3 semaines consécutives… Laisse-moi te le dire, c’est loooong ! Je n’aimais pas qui j’étais réellement. Ça me tuait à petit feu ! Un jour, l’inévitable est arrivé dans ma vie, j’ai fait une tentative de suicide. Je sentais que j’étais de trop. Que j’étais un boulet pour mon entourage ! Et par la suite, madame dépression a suivi quelque temps après. Sté le gros fun ? Un vrai parc d’attractions en hiver.

Drôlement, certains de mes « amis » ont disparu de la carte.

D’autre, ce sont éloignés, car j’étais devenue lourde. Alex, tu es plus aussi comique ou aussi amusante… tu fais juste pleurer. Je ne sais plus quoi faire pour te remonter. Aide-toi donc ! La vie a fait en quelque sorte que j’ai dû l’apprivoiser ma solitude. J’ai dû apprendre à être avec moi-même, car presque plus personne ne voulait de moi dans leur vie.

C’est fou à quel point tu te sens seule au monde.

Je peux comprendre, la dépression, ça fait peur, mais tu sais quoi ? C’est pas contagieux. Crois-moi, c’est pas comme les poux. Tu ne l’attraperas pas juste à me faire un câlin. Mais sais-tu à quel point, aurais-tu changé les choses ? Sais-tu que juste ta présence m’aurait fait du bien ? Les mots ne sont pas nécessaires, car laisse-moi te le dire une fois pour tout-E. il n’y a rien à dire. Le combat se passe entre moi et moi-même. Alors, casse-toi pas le bicycle à me trouver des beaux proverbes qui veulent rien dire pis amène-moi un café latté, une série humoristique et ta présence. C’est tout ce dont j’aurais eu besoin.

Mon amie, où étais-tu lorsque j’avais besoin de toi ? Que les gens plus passagers me laissent tomber, à la limite, je l’accepte, mais toi ? Que pensais-tu de moi à cette époque ? Que j’étais folle ? Que j’étais plate ? Que ma vie n’avait aucun sens ? Que je gaspillais mon temps ? Que j’aurais dû me donner un coup de pied pis c’est tout ? Rassure-toi, je pensais aussi la même chose de ma propre personne. Mais avec toute l’amitié et la confiance que je te portais sincèrement, j’aurais souhaité que tu me voies autrement. Que tu me vois comme une amie qui a besoin d’aide et d’amour !

Ma chère et tendre amie. Je ne t’en veux plus. Tu étais surement plein de questionnements. Peut-être même avais-tu de la peine de me voir ainsi ? Ce que j’ai seulement à te dire c’est si je retombe, j’aimerais beaucoup que tu sois là pour me rattraper.

Je t’aime.

Alexandra

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!
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