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Ma vérité sur l’anxiété

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L’anxiété, quel manège !

Qu’il m’a été difficile d’écrire cet article ! Je pensais qu’il serait facile pour moi de parler d’anxiété, car je la vis au quotidien. Ça a pourtant été bien plus ardu que prévu : retour sur moi, grand déballage des émotions, peur d’en faire trop, ou pas assez, peur de manquer d’objectivité… Grande anxieuse, je me suis comme à mon habitude mise une pression monstre ! Le doute me ronge en permanence, j’ai constamment peur de ne pas être à la hauteur, et que mon travail ne soit pas assez bon.

Comment parler correctement de l’anxiété dans mon pays, la France, ce sujet qui me tient tant à cœur ? Mes propos seront-ils représentatifs de ce que ressentent les autres ? Autant de questions qui me trottent dans la tête et auxquelles je n’ai pas de réponse. En revanche, en tant que personne anxieuse et sensible, je sais parler avec mon cœur et mes ressentis, et ce que je raconte, c’est ma vérité.

Mettre des mots sur mon malaise

C’est justement en commençant à écrire avec mon cœur, sur mon premier blog, que j’ai réussi à mettre des mots sur ce malaise que je ressentais depuis toujours au fond de moi : l’anxiété. J’ai constaté que j’avais également mis des mots sur la souffrance d’autres personnes, car des gens autour de moi se sont reconnus dans ce que je disais. J’ai alors découvert qu’il y avait un paquet de personnes anxieuses, qui vivent secrètement avec ce mal-être depuis bien longtemps.

J’ai découvert des histoires touchantes, j’ai compris que les autres aussi galéraient à s’accepter, et avaient parfois du mal à gérer leurs démons.

On peut vite se sentir invisible et incompris dans un pays dans lequel on ne parle jamais d’anxiété et de santé mentale en général.

La difficulté est, du coup, de faire le premier pas pour se faire aider, surtout lorsque sa souffrance est minimisée, si ce n’est moquée. Un diagnostic qui ne tombe jamais, une urgence jamais assez urgente. Oui, je sais que le ciel ne va pas me tomber sur la tête, mais j’ai peur, j’y peux rien !

Ce qui est dur, c’est de réaliser qu’on arrive plus à faire face à son anxiété seule. Ce qui est dur, c’est d’accepter qu’on a besoin d’aide. Ce moment, je ne le connais que trop bien, car je l’ai vécu il y a peu. Lorsque je me suis retrouvée dans cet hôpital, j’ai compris que je n’avais plus le choix.

Si de nombreuses associations existent et sont pleines de bonne volonté, elles restent malheureusement trop peu connues. Les informations manquent et sont difficiles d’accès, ce qui empêche les mentalités d’évoluer. Il faut changer les idées reçues sur l’anxiété, la maladie mentale, ou même le suicide. J’aimerais qu’on arrête de penser qu’il s’agit de paresse, de manque de volonté ou de faiblesse. Alors, parlons-en autour de nous. Brisons les tabous. La maladie mentale n’est pas une honte, donc si vous en ressentez le besoin, cherchez de l’aide autour de vous.

Liens utiles

https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/sante-mentale-et-psychiatrie/ http://www.unafam.org/
https://sos-amitie.com/
https://www.suicide-ecoute.fr/

Justine Le Mée

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Alexandra
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