Anxiété

Le retour en force des crises de panique

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Le retour des crises de panique

Insidieusement, les crises de panique sont revenues me hanter. Ça commence toujours tranquillement. Le stress monte de plus en plus sans raison vraiment apparente et bang ça me frappe dans face comme une planche de bois traité. J’ai de la difficulté à avaler, j’ai le souffle court et la patate me pompe comme si je venais de faire un Ironman. Le pur plaisir !

Hypocondriaque ? Moi ?

Je suis quelque peu hypocondriaque. Que veux-tu, j’ai peur de la mort. Alors, imagine-moi deux minutes avec les symptômes que je t’ai décrits plus haut. L’enfer, c’est peu dire. Je me crois cardiaque (ben quoi, ma fille l’est, ça doit être de ma faute !) ou j’ai peut-être un cancer du cerveau (je t’ai pas dit, mais j’ai commencé à être ben étourdie aussi pour en rajouter une couche.) C’est logique mon grand-père est décédé de ça v’là un an !

Pis en plus, essaye voir de décrire tout ça à quelqu’un… raisonnablement, impossible.

Mon amour ! Je vais mourir, je respire pu, j’avale pu pis je vais m’évanouir !

-Ça va aller Alex… Bon, on l’écoutes-tu District 31 ?

Je me sens dérangée en TA ! Et comme je n’en parle pas vraiment à personne, j’accumule une genre de rage. La rage d’être incomprise. La rage de ne pas comprendre ce qui se passe en moi. La rage d’entendre :

-Ben voyons ! Qu’est-ce qui se passe dans ta vie en ce moment pour que tu sois stressée de même ? Ça pas de sens ! Relaxe !

Botard…

Un matin, j’ai fait face à la crise

La crise s’est pointé le bout du nez un mercredi matin à la maison. Ma fille qui me fait une crise de bacon pour ne pas mettre ses pantalons de neige, l’heure qui avance (je DÉTESTE les retards) -14 sous le soleil, ça inaugure bien pour en peter tout une. Évidemment plus j’essaye de convaincre ma progéniture de s’habiller plus le bacon rôti dans la poêle. Tu essayeras de mettre de force un habit de neige à un enfant de 5 ans… Bref, je me suis mise à panique solide.

Ma respiration augmente de façon drastique, mes yeux viennent pleins d’eau et la tête recommence à me tourner.

Oh non! C’est mauvais signe. La chaleur s’est aussi mise à monter à un tel point que je frise ! J’ai dit à mon chum de s’occuper d’elle et je suis partie m’isoler.Je suis face à la crise. Je me concentre, je respire, je m’hydrate et surtout je me raccroche au fait que ça passera. Comme une tempête. Une méchante grosse tempête.

Les crises ont perduré suite à cet épisode

Lorsque je fais une crise de panique, je me sens toujours sur le bord d’en faire une autre. Une drôle de fébrilité s’empare de mon corps. Je m’écoute trop. Tous les signes pointent vers une future crise, en tout cas dans ma tête.

Je ne vis tout simplement plus, c’est ben simple.

La différence avec la Alex d’avant c’est que je sais que ça va moins bien. Je sais que j’ai besoin d’un peu d’aide. Je suis allée en chercher. J’ai appelé mon psychiatre. J’ai recommencé la médication. Est-ce que j’ai peur ? Certainement. Mais ça me fait bien moins peur que de revivre dans l’attente éventuelle d’une crise.

J’accepte qui je suis. J’accepte que tomber fasse partie de mon chemin. J’accepte que ma vie soit faite de haut et de bas. La beauté c’est que je suis de moins en moins affectée par mes bas. Pourquoi ? Parce que ça forge la personne que je suis et j’en suis fière. Me relever est un objectif que j’atteins à chaque fois.

Courage

 

Alexandra

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!

4 Comments

  • Les maudites crises de panique…j’en fais depuis l’enfance. Ca m’a pris du temps a savoir ce que c’était! Plusieurs visites a l’urgence, tout plein d’électrocardiogrammes. Tout plein d’autres examens médicaux.

    Mes crises arrivent a l’improviste. Parfois meme quand je n’ai pas l’impression d’être anxieuse. Même quand je suis de bonne humeur. Bref, n’importe quand. Quelques thérapies plus tard et une thérapie de groupe(la plus efficace) m’ont aidé à comprendre le “mėcanismes” des crises.

    J’en fais encore. Moins souvent par exemple. Je dėsamorce un peu en sachant que quand je suis plus fatiguée, préoccupée, malade, je suis plus vulnérable dans ce temps là. Alors je prends soin de moi et ca m’aide.

    Mais…j’ai appris à vivre avec ça. J’ai des hauts et des bas.

    Je te comprends vraiment Alexandra!
    Tu n’es pas seule!

    Merci pour tes magnifiques textes ☺

    A bientot

  • Bonjour Alexandra, je suis Jennifer, en te lisant je me sens moins seule dans cette situation et me rends compte que je ne deviens pas folle, bientôt 2 ans que je fais des crises de paniques, et pas encore pris de médicaments, j’en ai tellement peur. Merci pour tes si beaux textes, en parler n’est pas chose facile surtout quand t’es proches te comprennent pas comme dans mon cas. Je te souhaite de bien meilleurs jours.

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