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Le rejet, ça fait mal, longtemps !

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Le rejet, ça fait mal !

Je sens LE REJET depuis tellement longtemps que ça me fait mal. J’ai souvent l’impression que cette sensation ne me quitte jamais. Penser qu’un jour ou l’autre les gens que je côtoie vont me dire :

Tu m’énerves !

La conséquence ? Je vais me retrouver seule à nouveau. Le pire, c’est que je suis bien avec la solitude… un peu trop peut-être. J’écris ce texte ce matin et la blessure est au vif. Je l’ai pourtant bien cherché. Est-ce qu’on recherche le rejet ou est-ce qu’il nous rattrape ? Je ne sais pas trop. Quand il se présente, je perds tous mes moyens et l’émotivité prend le dessus. On dirait que j’ai 5 ans.

Je me sens trop petite dans un monde de grand ça m’amène à être tellement démunie et vulnérable !

Pourtant, on a tenté de comprendre ce qui se passe.on m’a demandé à plusieurs reprises pourquoi j’ai fait ce que j’ai fait… j’aurais pu déballer mon sac bien avant, dire ce qui me brise, mais j’ai été incapable de verbaliser ma peine, ma déception, ma douleur.

Bon, je vous entends déjà :

De quoi parle-t-elle ? Ce n’est pas clair son affaire !

Clarifions justement les choses.

Je vous fais un topo rapide.

J’ai travaillé pour un employeur durant presque 10 ans avant de faire le grand saut vers l’entrepreneuriat. J’adorais l’équipe ! My God qu’on avait du plaisir à travailler ensemble. Je suis assez drôle et énergique alors, je deviens rapidement le clown de service. J’ai toujours la réplique qu’il faut ! Lorsque j’étais là, personne ne s’ennuyait. Je devenais, l’espace d’un quart de travail, quelqu’un d’apprécié, de compétente avec un univers complètement fou dans lequel tout le monde embarquait.

Juste de l’écrire, les larmes coulent !

Je savais qu’en partant de cet endroit, cet élément qui me manquerait. L’équipe, la folie, et aussi certaines personnes qui au fil du temps étaient devenues des amies. Je vous avais promis un topo rapide et ça commence à s’étirer mon affaire, hein ?

Oui, j’étais bien avec l’équipe, mais mon cœur n’était plus là. J’avais une entreprise dans le cœur et toutes les heures passées à ce travail pour avoir une stabilité financière m’éloignaient de mon rêve : bâtir MON entreprise avec MES valeurs ! Des valeurs qui n’existent pas vraiment dans les entreprises au Québec. Mais ça, c’est une autre histoire pour un autre texte ! Sinon ça va finir en livre cet article de blogue là !

Plus je passais d’heures là-bas, plus j’étais malheureuse et moins mon entreprise progressait. J’ai fini par prendre LA DÉCISION. Fini la sécurité financière, fini l’emploi à temps partiel, fini la belle dynamique d’équipe et surtout l’appartenance à cette équipe. Vous me voyez venir ? Le rejet ! C’est fou comment une décision comme celle-là m’a fait du bien. Ma dernière journée de travail, j’ai d’ailleurs écrit un mot sur mon mur Facebook à ce sujet. Il a eu une portée plus incroyable que je n’avais pas prévue. By the way, si vous êtes curieux, vous pouvez aller sur mon profil Facebook, cette publication est publique, 23 février 2018.

La suite…

Ce fut une belle dernière journée. Tu sais, le cœur gros et léger à la fois ? Comme cadeau de départ, j’ai reçu des ballons et des bonbons de mon patron. La bibitte à sucre en moi était ben contente ! En plus, ma collègue m’a payé le souper ! Je te l’ai dit que ç’a été une belle journée…

En ce moment, j’y repense et cristi que ces personnes me manquent… tellement !

Je suis retournée plusieurs fois depuis avec comme l’impression de revenir dans ma famille, de revoir mon monde ! Mais à la différence près que ce monde évoluait maintenant sans moi, outch ! Bien sûr, ce monde a changé et c’est normal. Il y a de nouveaux visages, et si ce n’est pas l’équipe au complet qui m’est inconnue. Malgré tout, je suis toujours accueillie comme ayant fait partie de la place ! Un sentiment qui finit par peser. Je deviens de plus en plus la fille qui a « jadis » bossé là, comme plein d’autres. J’ai cette peur aussi. Je ne veux donc pas être comme tous, me fondre dans la foule, faire comme tout le monde ! Ce n’est pas moi !

Je veux être unique et irremplaçable.

Certaines personnes ont commencé à être plus distantes et drôlement c’était celle de qui j’étais le plus proche ! Quand tu as vécu le rejet, il te revient toujours dans la face. Plus tu l’évites et plus il revient en force. L’impression que tu fais de moins en moins partie de la gang (c’est normal, je le sais) mais ça fait mal. C’est de cette manière qu’est arrivé le coup de 2×4 au visage. Celui qui m’a sorti de mon acceptation tranquille, de mon positivisme des fois un peu trop rose. Je dis souvent que le déni et la résilience ne sont pas loin un de l’autre !

Mais qu’est-il arrivé ?

J’ai su qu’un membre de l’équipe a aussi quitté l’entreprise. Il était avec l’équipe depuis 8 mois, un an au maximum ! J’ai vu les photos sur Facebook, celles du bonheur de toute l’équipe d’aller souligner son départ au restaurant. La joie d’être tous ensemble. Vous vous rappelez, c’est ce que j’aimais le plus, la gang ? Ma première interrogation, pourquoi on ne m’avait pas invité ? Après tout, ça faisait seulement 2 mois que j’étais parti ! Pas des années ! REJET ! L’autre constat qui fait encore plus mal ? J’ai eu droit qu’à une pizza en bonbon et 3 ballons. Pas de souper, pas d’événement pour souligner mon départ. Presque 10 ans de dévouement à cette entreprise ! REJET-REJET-REJET ! Ouf que je l’ai ressenti ce criss de rejet. J’en ai pleuré un peu… bon moyen. OK ! Beaucoup !

Pourquoi, tout ça venait tant me chercher ?

Je crois que ce qui m’a le plus blessé, c’est que si j’avais fait encore partie de l’équipe et que ça avait été le départ de quelqu’un d’autre, je sais que j’aurais continué à inclure cette personne dans le groupe. C’est blessant de constater que les autres ne feraient pas pour toi ce que toi tu ferais pour eux. La petite voix dans ma tête me dit :

  • They don’t care about you (oui, je parle en anglais des fois, je te t’avais averti que j’étais pleine de surprises !).
  • Tu vois bien fille que tu n’as pas l’importance que tu pensais avoir !
  • Tu es facilement oubliable et tu ne manques à personne !
  • Elles doivent être contentes que je sois parti !
  • Je les énervais surement.
  • J’étais la risée et je ne le savais même pas !

Toutes ces pensées me renvoient directement à ma valeur. Je sais que notre valeur ne doit pas dépendre du regard des autres. Mais savoir que tu comptes si peu pour des gens après 10 ans, c’est ça la blessure du rejet.

Le rejet fait réagir la petite fille en moi.

Je me sens de nouveau comme la petite fille timide incapable de parler et toujours choisit la dernière dans les jeux d’équipe. Celle qui est incapable d’aller vers l’autre pour créer des liens, pour sortir de sa bulle. Celle qui au milieu d’une foule ou dans une cour d’école, se sent toute seule bien malgré elle. Celle qui voudrait faire partie d’un groupe, mais qui n’y arrive pas. Celle qui a toujours ce magnifique sourire, mais qui pleure dès que les dos sont tournés. Celle qui s’est créé une façade.

À cette époque, personne n’avait accès à la personne que j’étais à l’intérieur.

J’ai travaillé extrêmement fort pour me défaire ces murs. Aujourd’hui, j’ai le goût de les rebâtir, car sans eux, je suis vulnérable et atteignable. Je sais que le temps va arranger les choses. Que la blessure va guérir, mais ce sera une cicatrice de plus.

L’affirmation de soi est une qualité exceptionnelle ! Je la travaille beaucoup ! C’est tout sauf inné chez moi. J’aurais dû déballer mon sac quand la personne m’a appelé ce matin pour me demander qu’est-ce qui se passait, pourquoi j’allais ailleurs maintenant ? J’ai été incapable de lui dire.

J’avais la gorge nouée et le cœur dans l’eau.

Dans l’eau comme dans une mer de peine. Comment lui dire que j’aurais aimé avoir plus de reconnaissance ? Qu’on souligne mon départ d’une autre manière ? Qu’on me montre que je suis importante pour eux et que je vais leur manquer ? Ça ne se dit pas ces choses-là, ça s’accueille. On ne peut pas forcer ça, on peut juste constater l’absence. Je n’ai pas été capable de répondre à la question qu’on m’a posée.

Je ne comprends pas ce qui se passe ! Dis-moi s’il y a quelque chose !

J’aurais dû m’affirmer, mais le rejet a gagné. J’ai été incapable de m’affirmer dans une situation où j’aurais dû.

Maintenant, qu’est-ce que je vais faire avec ça ?

La vie avance et pour une première fois, je prends le temps d’accepter ma peine et de la vivre. Je l’accueille et je lui fais la place qu’elle a besoin durant le temps qu’elle aura besoin. Avant, j’aurais passé au prochain appel sur-le-champ. Là, je prends le temps de vivre ce rejet et voir ce que je ferai avec lui. J’ai pensé à m’organiser mon propre souper de départ. Pourquoi pas ? Mais je trouve que ça fait prétentieux ! Quoique, personne ne fait ça ! Ça rejoint mon côté unique, non ? J’adore tellement sortir du cadre ! Et si c’était ça la leçon ?

Sors du cadre, fille. De toute façon, tu ne fittes pas dedans !

C’est possible aussi que je pleure en petite boule dans mon auto en passant devant le commerce, mais j’accepte le processus, je verrais où il me mène.

J’adore écrire. Je ne le fais franchement pas assez ! J’ai peur qu’on me juge, qu’on me rejette encore. Mais, il y a un début à tout ! Jugez-moi, rejetez-moi, je suis rendue là. J’accepte que ma valeur ne soit pas dans le regard ou l’acceptation de l’autre. Je me tiens debout, avec toutes mes qualités et mes défauts (quelques-uns, pas beaucoup !) et voilà qui je suis. À partir de maintenant, je dirais aux personnes que je côtoie qu’ils sont importants pour moi. Je vais être le plus incluse possible et tenter de ne laisser personne derrière seul et isolé. Car ENSEMBLE, nous allons vaincre le rejet.

Et toi le rejet, tu en penses quoi ? Tu le vis ? Tu le ressens ? Tu le vois ?

PS Si tu croises ma route, tu peux prendre le temps de me dire que je suis importante si c’est le cas… ça va aider à taire ma petite voix qui me rabaisse plus souvent que je le veux !

PPS : Ose dire parler de l’importance que ton entourage a pour toi, tu verras que ça fait du bien.

PPPS : J’adore les PS… j’en mets partout et beaucoup trop !

PSSSS : si tu as pris le temps de lire jusqu’ici, merci d’avoir pris le temps. Ça compte beaucoup pour moi xxx

Rejet, blesser, maintenant, travail,

 

 

 

Annie Major

Gestionnaire de chaos informatique, j’amène les entreprises au TOPP!

PS : Vous êtes averti,  je suis drôle et attachante, mais aussi, souvent désorganisée, décoiffée et pas maquillée !

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