Dysmorphie, anxiété, image de soi, image corporelle, phobie

Je déteste mon corps. Qu’est-ce que je fais maintenant ?

Je le déteste et tout ça ce passe entre mes 2 oreilles.

Je déteste mon corps

À la lecture de cette phrase, je t’entends déjà penser.

Ben voyons ! Sois douce avec toi-même ! Aie de la bienveillance ?

Merci Colette de ton commentaire. Mais je te dirais que ça prend pas mal plus que ça pour croire que notre corps est beau comme il est.

Je déteste mon corps depuis longtemps.

Jeune, j’ai eu un problème hormonal qui a fait pousser ma poitrine plus rapidement que la moyenne. Ben, j’avais des seins à 5 ans, ça te donne une idée ! Je te rassure, je ne portais pas du DD, tu peux reprendre ton souffle.

Ce qui fait en sorte que je me suis comparée rapidement à un jeune âge.

Pourquoi j’ai des seins et elles, non ? J’en veux pas de ça ! Mon corps est laid.

J’ai grandi avec la peur de me regarder dans le miroir. Avec la crainte du regard des autres sur moi. Avec la haine de ce que je projette comme image corporelle.

Mon poids joue au yo-yo depuis toujours. Je perds vite et je reprends plus vite encore. Ma tête a de la difficulté à suivre mes fluctuations. Tellement que même en étant très mince, je ne me trouve pas plus adéquate. Je le déteste.

Que faire alors?

Ma solution ? Me cacher derrière de très beaux vêtements. Ils sont comme une armure qui me protège des commentaires désobligeants. C’est une façade qui cache l’enveloppe. Pareil comme ceux qui ont de superbes plates-bandes, mais qui s’en servent pour cacher le fait que leur maison est affreuse. On embellit des trucs pour en cacher d’autres. Équation simple.

Il y a des jours pires que d’autres

Comme dans tout, il y a des jours qui sont pires que d’autres comme en spm… Tu me vois venir, hein ? Ces jours-là, je me cacherais littéralement sous mes couvertures sans y sortir. Inquiète-toi pas, je me parle ben fort. Mais cette période du mois est particulièrement souffrante pour moi côté autocritique.

Y’a des moments où je me force à l’aimer. Je me cris fort que je suis fière de ce corps. Ça arrive, parfois, mais ça reste pas.

Je suis en périménopause

Bang ! À 42 ans. Ben oui ! Ce qui fait en sorte que mes hormones décident de ma vie et de mes pensées. Je suis plus anxieuse, j’ai chaud genre CHAUD et j’arrondis. Comme si j’en avais besoin ! Je suis autocritique X1000.

Je focalise beaucoup sur mon corps

Depuis trop longtemps, mon corps est le centre de mes décisions et de mes humeurs. Depuis trop longtemps, je m’habille et me maquille avec précaution pour aimer ce corps, un peu plus chaque jour. Depuis trop longtemps, je vis en fonction de mon esprit qui déforme l’image que le miroir me renvoie. Depuis trop longtemps…

Je m’appelle Alexandra, j’ai 42 ans et je souffre de dysmorphie corporelle.

Je sais que ce que je pense de moi n’est pas la réalité de ce que les autres voient. Je sais que j’ai du chemin à faire pour m’accepter pleinement. Je sais que je mérite d’être vraiment bien dans mon corps. TSE pas seulement quelques fois, mais tout le temps !

Je sais que malgré mes pensées qui me crient le contraire, je suis belle. Toutes les femmes sont belles. Je sais que ce que je vois sur les réseaux, ce n’est pas la réalité. Je sais que je m’aime assez pour surmonter cette pente. Comme j’ai toujours réussi à faire pour les autres sphères de ma santé mentale, je vais avancer, sourire, me donner de l’amour et apprendre à accepter ce corps qui est le mien. Ce corps qui me permet d’aimer, de jouer avec ma fille, d’aller à l’école et de réaliser mes rêves. Comme le reste, je réussirai.

PS : Merci à Joelle Collection, Jessica.des.rosier, Marilyne Dunn et Audree Trudel. Vous m’inspirez à tous les jours à devenir une meilleure version de moi-même.

 

Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!

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