Anxiété

Entrepreneure et anxieuse? C’est possible!

DSC_0259Vikki Snyder

L’entrepreneure anxieuse ou l’art d’avoir le temps de respirer.

Je suis entrepreneure ET anxieuse !

Eh oui, c’est possible d’être entrepreneure et anxieuse. Te demandes-tu comment je m’y prends ? Tu es curieux de comprendre ce qui m’a poussé vers cette voie ? C’est bien simple, la liberté. Être maîtresse de mon temps a changé beaucoup de choses dans ma vie.

La peur d’être entrepreneur

Depuis longtemps, je caresse ce rêve, être mon propre patron. Mais le « guts » me manque. J’ai toujours 1000 excuses pour ne pas le faire.

  • J’ai pas d’argent (ben quoi, faut être riche pour ce partir en affaire, non ?)
  • Je ne serais jamais capable de travailler seule (fausse croyance, je suis tellement entourée.)
  • Faut que je me vende ! Je ne serais jamais capable ! (ah ! La fameuse confiance en soi.)
  • Que puis-je bien offrir ? Quelle est mon expertise ? (Je l’ai trouvé par un pur hasard.)
  • J’en ai plein d’autres défaites, mais je vais te les épargner, c’est assez le négatif.

Je repousse mon projet, je repousse mon bonheur. Je sais au fond de moi que j’ai besoin de l’essayer, mais les « mais je ne peux pas » l’emportent sur le reste. Le petit diable sur mon épaule me parle bien trop fort, il m’empêche de réfléchir.

Alex ! Fais-toi une raison, tu n’y arriveras jamais. Tu n’es pas assez…

Mais je le veux tellement !

L’entrepreneure se cherche une idée

Je me suis mise à faire du réseautage avec d’autres entrepreneures. Hey boboy ! Je les admire tellement. Je me vois à leurs places. Je veux leurs modes de vie. Je veux triper sur mon métier. Triper au point d’en oublier les heures. Triper au point d’avancer contre vents et marée pour défendre mes idées. Oui, je le veux !

Bon, c’est bien beau, mais je fais quoi maintenant que j’ai compris ça ? Je me suis mise à chercher ZE idée. Mon Dieu que j’en ai consacré du temps à cette exploration. J’en ai essayé des trucs. Mais rien ne me passionne à me faire vibrer en dedans. Alors, je me suis mise à angoisser et mes mauvaises pensées sont revenues.

Tu ne seras jamais capable, Alex. Avoue-le donc, tu n’as pas de talent…

Un jour, j’ai eu une conversation qui a changé ma vision du tout au tout.

Joëlle m’a dit : Alex, arrête de chercher ZE projet. Attends qu’il vienne vers toi. (Quelle sage personne, hein ?)

Ben non, je ne peux pas, je dois, je dois, je dois… mon anxiété est à ce moment dans le tapis.

Lorsque l’entrepreneuriat vient cogner à ma porte.

Une journée de mars, je fais une crise de panique. Non, mais STÉ, une solide. Mon corps vient tout simplement de me lâcher. L’anxiété liée à la maladie de ma fille, mon anxiété d’aller au travail malgré tout, de performer dans toutes les sphères de ma vie a eu raison de ma santé.

En arrêt de travail, sans but, je me trouve franchement pathétique. Tout pour augmenter la confiance en soi, tu diras ? Exact ! Mais, j’en ai eu besoin.

Assise sur le divan, Netflix comme trame sonore, une idée me pop ! Je suis épuisée de me cacher. Je veux le crier au monde entier que je souffre d’anxiété généralisée. Alors, pourquoi ne pas l’écrire ? Faire mon coming-out ! C’est à la mode anyway, non ?

C’est de cette manière que le blogue « La fille et son anxiété » est né. J’y ai découvert un monde de compassion, de création, de passion. Écrire ! C’est ce que je veux faire.

La gestion de l’anxiété en tant qu’entrepreneure

Dès cet instant, mes yeux se sont mis à briller. Le ventre à me faire des papillons. C’est le coup de foudre ! Une seule peur persiste… La gestion de mon anxiété. J’ai commencé à me faire une liste de points positifs. Pourquoi, dois-je lancer mon entreprise, malgré mon anxiété?

  • Je suis maîtresse de mon temps. Ma fille est malade ? Je ne suis plus obligé de me sentir mal de rester avec elle. Ma fille a des rendez-vous médicaux ? Même chose. Je respire déjà mieux.
  • Je peux enfin laisser aller ma créativité. C’est simple, je peux être moi, tout simplement.
  • Je me lève anxieuse ? Je n’ai pas dormi de la nuit, car le hamster a décidé de pratiquer le 100 mètres relais ? Je prends un peu de temps pour moi. Je n’ai pas à le justifier. Je connais mes limites et je peux maintenant me respecter. Je travaillerais quand ma fille sera couchée, c’est toute. (appuie sur le E en lisant, ça plus d’impact)
  • Je regarde ce que je fais et je constate que je me sous-estime en bâtard. Je suis capable d’en faire des trucs. Pis par moi-même à part ça. Mon estime de moi remonte en flèche.

Tu me diras, Alex ! Comment gères-tu ton stress financier ?

Pour te dire vrai, c’est le seul point négatif que j’ai trouvé pour ne pas me lancer en affaires. Et sais-tu quoi ? On s’y fait. Je capote, je pleure, je vois en noir et après… Je remonte, je trouve d’autres idées et je continue. Je suis une battante, une fille créative qui prend sa propre réussite TRÈS à cœur.

En septembre, ma fille commencera l’école. Je serais présente pour elle grâce à mon nouveau mode de vie. Elle pourra aussi grandir en se disant que peu importe ce qu’elle choisit de faire comme métier, c’est possible. Il suffit qu’elle travaille fort et elle y arrivera. La vie est pleine de possibilités. C’est beau, hein?

Crois-y dont, toi aussi.

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!
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