Suicide

Une enfance envolée par une histoire de suicide

Sophie Dubreuil l'ambassadrice du mois d'avril (2)

suicide, suicide action montréal, mère, père, deuil, bonheur, entrepreneure, sophistikateUne histoire est marquée à tout jamais lorsqu’elle est teintée par un suicide. Encore plus, si l’endeuillé a perdu l’un de ses parents. Sophie Dubreuil, LA femme derrière l’entreprise Sophistikate, l’a vécu. Tu as sûrement entendu son nom quelque part right ? C’est la créatrice de mon fameux bracelet La fille et son anxiété. Que de talent ! Une entrepreneure hors du commun et une histoire humaine déchirante.

Le début de l’histoire.

Depuis longtemps, la mère de Sophie était dépressive et très malheureuse. Pourtant c’était une femme douce, patiente et rassembleuse. Tout le monde aimait Marie-France, elle était le noyau de sa famille. D’une beauté à couper le souffle et ricaneuse, Marie avait malgré tout une faible estime d’elle-même. Elle et son mari se sont divorcés lorsque Sophie avait à peine 5 ans. L’échec de sa relation a pris beaucoup de place dans la tête de Marie-France et n’a fait que renforcer son sentiment de petitesse.

Après le divorce, le père de Sophie était beaucoup moins présent. Il a été extrêmement blessé par la rupture. La femme de sa vie l’avait quitté. Une histoire d’amour se terminait. Il avait besoin d’un recul. Il voyait donc ses enfants, 1 fin de semaine sur 2.

Du haut de ses 8 ans, comment Sophie voyait-elle la maladie de sa mère ?

Huit ans, c’est très jeune pour comprendre la détresse humaine. Sophie, ne fait pas exception par contre, elle s’est senti coupable de n’avoir rien vu, ni rien ressenti de tout le mal-être de sa maman. Un lourd poids qu’elle a porté longtemps.

Un jour, en revenant de l’école, elle entre dans sa maison et cherche Marie-France. Elle crie, l’appelle et silence radio… Après quelques minutes, elle se met à paniquer, pleurer tellement elle était bouleversée. Sa mère est sortie de sa cachette en lui disant : « Sophie, je voulais voir comment tu réagirais si tu revenais de l’école et que je n’y étais plus. »

Plus tard, Sophie a compris que Marie-France planifiait son suicide depuis longtemps.  

Apprendre le suicide de sa mère à un si jeune âge

Sophie avait 8 ans depuis le mois de décembre, c’était une journée froide de février. Sa mère l’a amené faire une balade en auto. Marie-France lui demande : « Préfères-tu aller chez papa ou chez tes grands-parents ? »

Sophie a choisi son père. L’ambiance dans l’automobile était lourde et le silence régnait. Elles se sont arrêtées devant chez le père à Sophie et Marie-France s’est assurée que Sophie avait fait le bon choix en allant chez son père. Comment ne pas ressentir quelque chose de bizarre ? Tout ça clochait drôlement.

Marie-France pleurait beaucoup. Elle disait sans arrêt à Sophie qu’elle l’aimait. Mais pourquoi toutes ces émotions ? Pourquoi toutes ces larmes ?

Marie-France disait toujours à Sophie, ne frotte pas tes yeux lorsque tu pleures, ils seront irrités ! Est-ce qu’elle savait que Sophie en aurait beaucoup des larmes à sécher ?

La fameuse nouvelle.

Quelques jours plus tard, le téléphone sonna chez le père de Sophie. Il y a eu une grande agitation autour d’elle. Inquiète, elle demanda si sa maman viendrait la chercher…

Sophie, ta mère est partie en Floride, lui a-t-on dit.

En fait, sa mère avait bien entrepris un voyage dont elle ne reviendrait jamais.

Sophie a su la vérité, quelque temps plus tard… Maman ne va pas bien, elle est dans le coma.

Elle est allée visiter Marie-France avec une boule dans la gorge. Voir sa mère étendue sur le lit, immobile, le teint pâle avec un appareil respiratoire qui la maintient en vie… Quel choc !

Sophie a remarqué l’odeur ambiante. C’est un souvenir encore très vif dans sa mémoire. Car ce n’était plus l’odeur chaleureuse de sa mère.

L’enfant du haut de ses 8 ans était en colère. Fâchée qu’on lui ait menti et surtout en colère que sa maman ne puisse la prendre dans ses bras, car le temps passé sans elle, lui avait profondément manqué.

Encore aujourd’hui, Sophie a du mal à repenser à ces moments, car les larmes lui montent automatiquement aux yeux. Elle se répète : si j’avais su ! J’aurais dû la prendre dans mes bras, lui flatter les cheveux, la bercer et lui dire combien je l’aime !

Le retour à l’innocence s’est fait rapidement.

Sophie a ensuite enfoui toutes ses émotions et a poursuivi son enfance pleine d’innocence. Ce n’était qu’un rêve right ? Comme disait Céline Dion !

Mais en vieillissant, le sentiment d’abandon a fait surface. Tout d’un coup qu’elle s’est enlevé la vie à cause de moi ? Je devais être un paquet de trouble…

Rendue au secondaire, Sophie s’est rebellée. Normal, après tout ce qu’elle avait vécu. La colère était omniprésente. Elle se sentait rejetée et la confiance était difficile. Pendant ce temps, son père vivait son deuil dans l’alcool. Chacun sa manière ! Il était enfermé dans sa tête parce qu’il ne partageait pas ses émotions. Il a rarement montré à Sophie combien il était fier d’elle. Pour une adolescente, c’est pourtant primordial. Mais aujourd’hui, notre entrepreneure a beaucoup cheminé et son père aussi, ce qui fait qu’ils ont maintenant une très belle relation. Le deuil par suicide fait beaucoup de mal.

Sophistikate, une histoire qui finit bien.

Sophie est une fille stressée dû à son passé et aussi dû à des troubles de dépression dans sa cellule familiale. Un choc post-traumatique est survenu dans sa vie. Son conjoint a fait une crise d’épilepsie au moment où il était au volant. Sophie y était avec ses filles. Son adrénaline les a sauvés, mais s’en est suivi un épisode de consultation psychologique et de prise d’antidépresseurs.

Sentant que le défi de entrepreneuriat l’interpellait, Sophie lança enfin son entreprise de bijoux. On réalise nos rêves, c’est le temps ! Avec le soutien de sa famille et de sa coach d’affaires, elle n’a qu’évoluer dans son projet. Oui, vivre de son art, c’est possible et Sophie nous le prouve de plus en plus. Débordante d’énergie et de potentiel, elle mènera son entreprise Sophistikate au top !

Un petit mot d’adieu.

Sophie a fait la paix avec le geste de Marie-France et s’efforce d’être la mère qu’elle aurait aimé avoir. Mais elle sait aussi que la peine ne la quittera jamais vraiment. Que seulement le temps peut apaiser la douleur vive !

À toi qui vis aussi ce deuil, parles-en, c’est important pour avancer dans la bonne direction. Consulte ou assiste à des réunions sur le sujet, mais ne reste pas seul avec tout ça. Tu mérites, tout comme Sophie, d’être heureux. Ne l’oublie jamais.

Merci, Sophie, tu es très inspirante.

Sophie endosse la cause de Suicide Action Montréal, 2$ par bracelet vendue ira à cette organisme.

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Alexandra

 

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!
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