Anxiété

Le doute de la perfection d’une mère

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Tout ce qu’on souhaite en devenant une mère : c’est que nos enfants soient en parfaite santé. La première inquiétude lors de l’échographie : est-ce qu’il a tous ses petits morceaux? Le soupir de soulagement quand on entend le oui, on est tellement heureuse. Pendant la grossesse, nous n’avons pas le contrôle de ce qui se passe en  nous. À part de faire attention à son alimentation, de bien se reposer et de ne pas consommer d’alcool, on ne peut intervenir directement avec le fœtus.

Pendant ces 9 mois, on se questionne:est-ce que je serai une bonne mère? C’est normal de se poser cette question, c’est de l’inconnu. Même si on s’est occupée de nos jeunes frères et/ou sœurs, le lien entre la mère et l’enfant est différent. Pour moi, j’ai toujours voulu être mère et c’était clair dans ma tête que  j’allais avoir mes enfants dans la vingtaine. Est-ce que j’étais prête? Je ne crois pas que je l’étais à 100%, parce que l’imprévu ne peut pas être planifié au quart de tour. Je peux vous dire que j’ai appris et que mon apprentissage ne sera jamais terminé.

Je suis mère de 2 enfants, des pré-ados.  J’ai tenté de bien outiller mes enfants lorsqu’ils étaient petits. Toutes mes angoisses, est-ce que je leur ai transmis? Pour ma fille, je crois que oui. Elle est souvent angoissée pour tout et rien. Depuis sa naissance, j’étais été très nerveuse avec elle. J’avais peur de ne pas être à la hauteur. Je fais de mon mieux, pris mon courage et même si j’ai perdu quelques plumes, j’ai quand même réussi. En apparence, je paraissais pour une bonne mère, sûre d’elle, mais dans le fond de mon cœur, j’avais peur d’échouer. La seule personne qui me mettait de la pression était moi.  C’est quand la nature m’a surprise avec mon deuxième, j’ai paniqué.

J’ai décidé que c’était terminé la pression d’être parfaite. Personne n’est parfait, de toute manière! Déjà que j’ai perdu le contrôle de choisir mon moment idéal d’avoir mon deuxième enfant. Comme je vous l’ai dit, on ne peut prévoir l’imprévu. Je suis reconnaissance, parce que je n’aurais pas eu d’autre enfant, si j’avais attendu le bon moment. Mon manque de confiance l’aurait remporté!

À cette nouvelle arrivée, j’ai réalisé lors de mes moments de doute avec ma première, il s’est semé des petites graines. Ces petites graines ont germées et tassées mes doutes sur mes compétences de mère. Pas complètement, mais une bonne partie a disparu. J’ai arrêté de me mettre de la pression et enfin croire en moi. Mes enfants n’ont jamais manqué d’amour. Où était le problème? Il n’a pas de mères parfaites, parce que chacune élève leur enfant avec de bonnes intentions.

Je peux vous dire que je suis fière de moi. Présentement, j’essaie d’apprivoiser l’adolescence. Je sais que le doute va revenir, il n’a jamais loin. Mais, lorsque j’angoisserai, je prendrai une bonne respiration, me recentrerai et j’y ferai face la tête haute.

 

Par Caroline Tremblay

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