Anxiété

Le deuil, c’est maintenant que je le vis

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On va se le dire, je suis en deuil !

Tu le savais right ? Sinon, va lire mon texte sur la mort de mon héros. Tout ça pour te dire qu’après avoir vécu le stress (anxiété, angoisse name it) de l’opération à cœur ouvert de ma fille, l’hospitalisation de mon grand-père et son décès, et ce depuis novembre… je suis SCRAP ! Mon anxiété a tellement été dans le tapis dernièrement qu’un coup que l’adrénaline est enfin tombée, mon corps ne sait plus comment réagir. Je me sens en effet, comment dirais-je… Perdue.

deuil, décès, mort, grand-père, salon funéraireC’est mon tout premier deuil.

Je le savais bien que j’allais vivre un deuil, un jour ou l’autre (je ne pense que nous sommes éternelle et tout le tralala), mais pour moi ce concept restait abstrait. Je regardais la peine des autres, j’avais du chagrin pour eux (l’empathie est une de mes grandes qualités), mais de là à savoir ce qu’ils ressentaient ? Jamais. La vraie souffrance m’était jusqu’alors inconnue. J’imaginais sincèrement ce passage vers le deuil beaucoup plus facile. C’est quand même juste mon grand-père, non ? Je n’aurais pas pu être dans les patates plus que je le suis.

Après le salon funéraire, le deuil peut commencer

Pas un jour ne passe sans que je ne pense à lui. Lorsque j’ai reçu tes condoléances pour l’être cher que je venais de perdre, ça m’a fait plaisir, c’est certain, n’en doute pas. Mais honnêtement, au plus profond de moi, ça ne m’a rien fait. Je n’ai pas senti de chaleur de réconfort ni de bien-être d’être aussi bien entourer, non… Ça m’a juste rappelé à quel point je me sens vide. À quel point, j’étais chanceuse de l’avoir à mes côtés et comment la douleur de sa perte est maintenant présente dans toutes les sphères de ma vie. Pourtant, en cette journée qui se voulait une célébration de sa vie, je me sentais gelée. Je souriais aux gens présents comme si c’était mon devoir. Je les écoutais me parler de lui comme si je me devais de les réconforter… Pire sentiment à vie !

La réalité du deuil frappe fort !

Je m’étais mis un objectif. Après le salon funéraire, ma vie reprendra son cours normal. BIP (bon, dans ma tête ça sonnait plus hot… fait comme si tu entendais un gros bruit de klaxon) je ne pouvais pas imaginer la suite comme ça. J’ai bien beau me rappeler qu’il avait 85 ans, qu’il a vécu une belle vie (la vie qu’il voulait), mais ça ne me fait pas moins mal. Le deuil est aussi difficile, croyez-moi. J’ai l’estomac noué en permanence, je rêve à lui, je lui parle et je pleure. Ça, pour pleurer, oh que je pleure. La réalité commence à me frapper comme un bulldozer. Il ne reviendra plus. Il ne me prendra plus dans ses bras. Il ne me sourira plus jamais outre dans mes rêves ou souvenirs. Cela ne fait que 17 jours et il me manques déjà terriblement. Vais-je m’habituer à son absence ?

J’apprivoise tranquillement ce deuil.deuil, décès, amour, grand-père

Je mets un pied devant l’autre, je n’ai pas le choix. Même si je trouve ça douloureux, je le fais, car il n’aurait pas voulu que je m’effondre. Je me rassure en me disant qu’il m’observe de là-haut qu’il me guide encore. Que je pourrais continuer de lui parler de mes projets et de mes décisions ! Que dans mon cœur, la pesanteur et la lourdeur de sa perte s’estomperont pour laisser place à tout l’amour que j’ai pour lui ! Je ne pourrais jamais l’oublier. Il a laissé une empreinte solide dans ma vie. Faire mon deuil sera une des choses les plus difficiles que j’aurais à faire. Mais l’important, pour le moment, c’est que j’avance à mon rythme. Que je me permets surtout de vivre mes émotions ! Et je sais que dans un avenir pas si lointain, le soleil sera de nouveau présent dans ma maison.

Je t’aime

Alexandra

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!

2 Comments

  • Hello oh la la la question du deuil, je le vis par procuration adulte, parce que je soutien dans mon association des parents qui ont perdu leurs enfants de la maladie. Ensuite je voulais te dire, que non on a pas besoin a mon sens de faire son deuil, on apprends juste a vivre avec, avec se manque.
    j’ai perdu aussi mes grands parents, je croit que ma mamie je devais avoir 15 ans , et ma grand mere de l’autre coté il y a 13 ans, 13 ans c’est aussi l’arrivée de ma puce.
    on le vis différemment. mais c’est vrai qu’on se sent seul, ses paroles m’ont été apportées par une maman, qui ma dit merci d’etre la, d’etre loin mais je me sens quand meme térriblement seule, meme entourée des miens.

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