Anxiété

Dans ma tête, c’est le chaos

le chaosVikki Snyder

Dans ma tête, c’est le chaos

C’est ben simple, dans ma tête c’est le chaos.

Mon anxiété est dans le tapis et mes idées noires sont au rendez-vous. Mais quel beau début inspirant, non ? Désolé, mais présentement c’est ma réalité. Je ne vois plus clair. Le souffle me coupe, les pleurs sont de retour et j’ai la peur au ventre. Pourquoi ? L’autosabotage, mon ami. Hey oui !

Mais comment vis-tu le chaos Alex ?

Le chaos est signe de mal-être. Je ne sais plus comment m’organiser, je ne crois plus en moi et par peur de l’échec ou du succès (j’ai les deux, ça dépend juste de la situation), je me vois tout abandonner. Je sais pertinemment que de poursuivre ses rêves, ce n’est pas toujours facile. Mais… Mais quoi Alex, au fond. Rien, ce n’est pas facile, point final. Et l’anxiété, cette bibitte malveillante, en profite pour me faire douter de moi dans les creux de vagues. Et justement, je suis dans un de ces creux.

TSE le fameux cercle vicieux de la procrastination ? Je ne me trouve pas bonne alors je repousse ce que j’ai à faire et plus je repousse, plus la montagne de choses s’empile. Et plus la pile grossit plus je procrastine. Je pourrais continuer comme ça des heures, mais je pense que tu es assez intelligent, tu as compris.

Et dans toute cette destruction, je fais mal à qui ? MOI. J’en reviens pas que je mérite toute cette haine.

Mon chaos c’est ma divergence d’opinions envers moi-même

Au plus profond de moi, lorsque la bibitte est au repos, je le sais que j’ai du talent. Que je pourrais vivre de ma passion ! Que j’ai le caractère, la drive et la vision de réaliser mes rêves les plus fous. Mais dès que le monstre se réveille… Ishhh… Je redeviens nulle, sans talent, beige et incompétente. Eh oui, honnêtement ça me fâche. Croire en soi, ce n’est pas une mince affaire. Croire en soi lorsque tes vieux réflexes sont de s’autoflageller, c’est une coche de plus dans le domaine de la difficulté.

Je suis exaspérée de me croire. Je suis agacée de tasser les compliments et les victoires pour ne retenir que mes erreurs ou mes défauts. Je suis triste de constater qu’à 38 ans, si je n’avais pas perdu tout ce temps à me détester, je pourrais respirer le bonheur depuis longtemps. Mais coup donc, suis-je finalement confortable dans ce chaos ?

Le chaos s’apprivoise

Je sais que le soleil est là, juste à côté. Il attend seulement que je sois prête pour lui. J’ai besoin de vivre de temps en temps ce chaos pour me permettre d’apprécier les bons moments. Je dois laisser sortir le monstre de sa cage pour qu’il bouge et qu’il ait le goût de s’y renfermer à nouveau. C’est prenant et demandant, je vous le concède. La vie serait tellement plus simple si le monstre n’existait pas, right ?

Ma fille de 5 ans m’a dit un jour : maman, j’ai peur des monstres. Et mon truc pour contrer ma peur c’est de dormir en dessous de ma tente. Pourquoi ? Car, lorsque le montre arrive sur le bord de ma porte, il ne me voit plus alors tout bonnement, il retourne déranger d’autres enfants.

Pas fou non ?

La morale c’est : si ma fille de 5 ans se crée une bulle pour se protéger des grosses bêtes, pourquoi je ne me servirais pas du chaos comme une bulle pour me protéger de mon anxiété ?

Je ne suis pas le chaos

Le chaos ne me définit pas. La force de caractère qui en résulte de ce chaos me définit par contre. L’empathie, la sensibilité et l’humour qui en sort de ce chaos me définissent. Je dois absolument apprendre à croire en mon potentiel et surtout, je dois faire taire mon discours intérieur si destructeur. La vie est comme une partie de ping-pong. Le bonheur part et revient. Je dois donc m’accrocher au bonheur lorsqu’il passe, tout simplement.

Courage !

Alexandra

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!
Leave a Comment