Anxiété

Chère anxiété, d’où viens-tu?

IMG_6036-ModifierPhoto : Marrieve photographie

Chère anxiété,

D’où viens-tu? Où as-tu commencé à prendre ta place ? Par quel moyen t’es-tu infiltré dans ma tête, dans mes pensées ? Vers quel âge ai-je ressenti le premier serrement dans ma petite poitrine ? Et pourquoi diable t’ai-je écouté?

Toutes ces questions roulent en boucles dans ma tête depuis un certain temps déjà.

L’anxiété me rend anxieuse, toi chose!

Dernièrement, je suis allée à Sainte-Justine pour ma fille pour un possible TDAH. J’y ai fait la rencontre d’un doc qui sans le savoir, m’a éclairée sur une panoplie d’affaires. TSE, des affaires qui te concernent, chère anxiété.

Pour connaître ce qui se passe avec votre fille, débutons par vous : comment étiez-vous à l’école?

Comment j’étais à l’école? Bien… y paraît que j’ai eu de la difficulté. Vous savez en 1986, on parlait pas ben ben de ces affaires-là… Mais me semble que ma mère, c’était fait dire que j’étais dyslexique

La dyslexie est un problème d’apprentissage. C’est une dysfonction de ton cerveau. Il ne compute pas l’information qu’il reçoit de la même manière que les autres. Ce qui fait que lorsque j’étais en 1ere année, je rushais. Pis j’ai rushé un maudit bout. J’avais des notes acceptables. Mais, j’étais épuisée de devoir travailler aussi fort pour des résultats « corrects ». Je le voyais bien que j’étais différente de mes collègues de classe. Que j’avançais pas au même rythme…

C’est de là que tu d’viens?

La pression de performer, la peur d’être différente, le sentiment d’échec sans avoir commencé venait de se pointer le nez, hein mon amie?

Dès mon plus jeune âge, j’ai développé des manières de comprendre. Je passais souvent par D pour me rendre à B, mais j’y arrivais. Par contre, toi, l’anxiété, tu es resté imprégné en moi comme du Ketchup sur un t-shirt. Mon cerveau a bien assimilé ma différence et me poussait à me dénigrer. Je rêvais donc d’être bonne, d’être la meilleure! J’en ai pleuré de honte!

Aujourd’hui, chère anxiété.

Aujourd’hui, l’adulte que je suis, réalise qu’elle est bonne. Que ça prend de la force et du courage pour ne pas abandonner malgré ses difficultés. Que la vie est un chemin sinueux, mais si magnifique et que les peurs ne servent qu’à prévenir un danger, sans plus.

En cette journée internationale des câlins, j’en fais un tout spécial à mon enfant intérieur qui a juste besoin qu’on lui dise « continue comme ça, tout ira bien ». Tu ne m’appartiens pas, chère anxiété mais maintenant je te comprends mieux…

Courage,

Alexandra

 

 

Alexandra
Alexandra
Trouve le clown en toi et la vie te remerciera!
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